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Histoire du Centre hospitalier
Le
plus ancien document connu où il est fait mention de
l'Hôtel-Dieu de Saumur est une charte de l'abbaye de Saint
Florent datée de mai 1260. On y apprend que Gilles
de Saumur, archevêque de Tyr, conseiller de Saint Louis,
donne sa maison à l'Hôtel-Dieu de Saumur.
Cet
établissement, dont on ignore tout de la fondation, était
placé sous la protection de Notre Dame de Nantilly. La
maison de Gilles de Saumur devint une aumônerie, c'est
à dire un hôpital destiné à assister
les gens de passage (pèlerins, soldats, etc.).
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L'Hôtel-Dieu
de Saumur, au lendemain des guerres de religion, fit appel aux
religieuses de Saint Augustin de Tours. Il n'était guère
florissant, ses administrateurs profitèrent du passage
à Saumur du jeune roi Louis XIV, pendant la Fronde, pour
obtenir quelques privilèges. L'Hôtel-Dieu de Saumur
fut ainsi autorisé à vendre son vin dans les estaminets
de Saumur et de Loudun sans avoir à payer de taxes.
En
1662, Louis XIV ordonna à toutes les villes du
royaume de créer un hôpital général
"pour y loger, enfermer et nourrir les pauvres mendians".
La décision royale ne souleva pas beaucoup d'enthousiasme
à Saumur. Jeanne Delanoue en créant l'Hospice
de la Providence épargnera à la ville les frais
d'un hôpital général.
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La
Révolution frappa durement Saumur. L'Hôtel-Dieu
vit son patrimoine immobilier vendu comme biens nationaux et
ses religieuses renvoyées dans leur foyer. Comme tous
les autres hôpitaux français de l'époque,
il devint "Hospice Civil et Militaire".
C'est
à Saumur que se tient l'état-major de l'armée
de l'Ouest qui a pour mission de "nettoyer" la Vendée.
L'ancien Hôtel-Dieu ne suffit plus pour faire face aux
arrivages de soldats malades et blessés. On crée
deux autres hôpitaux, un dans le couvent des Ursulines
et l'autre appelé "hôpital des galeux"
dans le couvent des Capucins.
En
1865, l'Hospice de la Providence est supprimé
et l'Hôtel-Dieu est complètement rasé. On
construit aussitôt, sur le même emplacement, un
nouvel hôpital. C'est l'architecte Joly-Leterme, à
qui on doit entre autres l'Hôtel de ville et le Théâtre,
qui en a dessiné les plans.
Cet
établissement très bien adapté aux besoins
du XIXe siècle, souffre rapidement d'un inconvénient
: il est cerné de rues et toute extension lui est interdite.
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Pour
répondre à ses besoins, l'Hôpital de Saumur
doit se disperser sur trois sites différents :
-
l'hôpital de la rue Seigneur
-
l'hôpital de la Fuye
-
le centre de long séjour du Vigneau
La
dispersion des services pose de grosses difficultés de
fonctionnement. A partir de 1986, on cherche des solutions
rationnelles pour regrouper les services. On finit par se rendre
à l'évidence : il faut construire un nouvel hôpital.
Le
coup d'envoi du nouveau Centre hospitalier de Saumur est donné
en mars 1992 par monsieur Jean-Louis Bianco, ministre
des Affaires Sociales et de l'Intégration. Les travaux
débutent en janvier 1993. Les
services prennent possession des locaux en octobre 1996.
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Bibliographie
:
Gino
BLANDIN
"Histoire
du Centre hospitalier de Saumur",
Editions
Herault, Maulévrier, 1996.
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